Le Patrimoine matériel et culturel de Mardié

L’église Saint-Martin de Mardié

L’église de Mardié, placée sous le patronyme de Saint-Martin, se remarque surtout, et de fort loin, par son clocher roman très élancé (35 mètres de hauteur totale). Bien que typique du Val de Loire, il est d’une élégance très particulière et est inscrit depuis 1926 à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

L’ensemble de l’édifice, assez vaste, présente néanmoins bien d’autres centres d’intérêt et est d’ailleurs inscrit dans son ensemble depuis 2006. L’église date, pour l'essentiel, de la période romane (11e et 12e siècles) mais a été plusieurs fois modifiée et remaniée : il suffit d’en faire le tour extérieur pour se rendre compte de son hétérogénéité, notamment sur les façades sud (en face de l’école) et est. Elle a été l’objet d’une vaste campagne de restauration : le clocher en 2014, les façades en 2017, l’intérieur en 2021-2022.

Église Saint-Martin de Mardié. Façade sud et clocher

À l’intérieur, la première nef, très simple, est la partie la plus ancienne de l’édifice (2e moitié du 11e probablement). Le dallage de pierre est remarquable, la voûte en bois, dans son état actuel, est assez récente. Ce que l’on appelle un « passage berrichon » la sépare du chœur : un arc monumental flanqué des deux arcs plus petits sur les côtés.

Le chœur a été construit, au moins en partie, en même temps que le clocher (12e). Les voûtes en croisée d’ogive du vaisseau central sont magnifiques et les travaux ont permis de révéler les vestiges des décors peints d’origine. Elles s’appuient sur de très curieux chapiteaux en « cul-de-lampe » (noyés dans le mur) décorés d’étonnantes têtes humaines ou animales qui constituent une des originalités de l’église. Les collatéraux sont couverts par de fausses voûtes en plâtre, ajoutées au 19e en imitation du style « gothique ».

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                        Tête d'homme.
                          Tête de cochon.

                            Tête d'ours

                                        Tête de loup.
Arbre de vie - peinture murale 12ème siècle

Une chapelle, côté sud, s’ouvre par un bel arc ondulé et mouluré, du 15e probablement. De tels arcs, inachevés, se retrouvent dans les pièces qui servent de sacristie et, de l’extérieur, on voit bien que cette campagne d’agrandissement n’a jamais été menée à terme. D’autres modifications sont intervenues, notamment au 19e (tribune, décors en plâtre…) ou au 20e (dépouillement après Vatican II).

L’église possède en outre de remarquables statues du 16e et du 18e, de beaux vitraux du 19e.
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Vierge à l'enfant - terre cuite 18ème
                    Saint Jean Baptiste
                         Saint Martin
                       Saint Jacques

Église Saint-Martin de Mardié. Translation des reliques de saint Martin, vitrail (1872)
                                                Vitrail de la Translation des reliques de saint Martin (1872)

Pour en savoir plus ou pour vous guider dans une visite, téléchargez la plaquette imprimable recto verso ou à disposition du public dans l’église.

Le pressoir de la Maison d'Irène

La commune de Mardié possède, dans un bâtiment aujourd’hui communal, un étonnant et monumental pressoir du 18e siècle. C’est l’unique survivant, dans cette portion du Val de Loire orléanais, des pressoirs à roue et vis en bois qui étaient pourtant fort nombreux avant d’être remplacés par les pressoirs à vis métallique.

                                                                                Le pressoir

Installé dans une ancienne maison vigneronne (la “Maison d’Irène”), en plein bourg à deux pas de l’église, il est le témoin de la viticulture qui a connu son apogée dans le Val orléanais entre 1750 et 1850 environ. Récemment restauré (été 2013), on peut le voir aux horaires d’ouverture de la bibliothèque (dans la maison mitoyenne), à l’occasion des expositions organisées dans la grange qui l’abrite, ou sur réservation pour des groupes (s’adresser à l’accueil de la mairie).

Consultez et téléchargez la plaquette de présentation du pressoir et de son fonctionnement (imprimable recto-verso ou à disposition dans la salle du pressoir).

Le viaduc de Pont-aux-Moines

Construit en 1872-1873, le viaduc de Pont-aux-Moines est vite devenu emblématique de la commune de Mardié.

L’ouvrage de Pont-aux-Moines est un des plus importants de la ligne Orléans-Gien, il permet de franchir la vallée du Cens où s’écoule, notamment, le canal d’Orléans. La largeur de la vallée et sa relative profondeur (une douzaine de mètres) ont imposé la construction d'un viaduc assez long, prolongé par d’importants talus pour éviter les pentes que n’acceptent pas les locomotives de l’époque.

Long de 230,75 m, le viaduc est constitué de deux parties bien distinctes : un pont métallique d’une portée de 50 m qui surplombe le canal d’une douzaine de mètres et un ensemble maçonné de 8 arches qui enjambe la rivière et la vallée.

La partie maçonnée est constituée de 8 arches en pierre de taille de granit. Les 7 premières ont une hauteur de 10,5 m pour une ouverture de 16 m. La dernière, qui enjambe la route de Donnery, n’a qu’une largeur de 8 m.

Spectaculaire et assez hardie pour l’époque (la plupart des grands viaducs métalliques sont postérieurs), le pont sur le canal est une arche en arc surbaissé, d’une portée de 50 m pour une flèche de 5 m, construit en tôles et poutrelles de fer rivetées. La structure a été réalisée par l’entreprise César Jolly et Delafoy, constructeurs à Argenteuil (Seine).

Le viaduc métallique a été détruit en juin 1940 pour tenter de ralentir l'invasion allemande. Il a été réparé en 1941. Il a été entièrement repeint en 2010. Assez spectaculaire, il constitue toujours un élément majeur du paysage de Pont-aux-Moines, au dessus du bassin de l'écluse et de l'ancien port.

Le pigeonnier de Latingy

Dans la cour de l'ancienne ferme du château de Latingy (la "Basse-cour"), un magnifique pigeonnier, probablement du 16e siècle, a été restauré. Il se visite exclusivement sur demande.