Exposition « Regard alternatif »

Une exposition de Pascal DELLIAUX,

photographe et artiste boumien

Venez découvrir la CYANOTYPIE, un procédé ancien de photographie

Salle du pressoir, maison d’Irène (bibliothèque, rue des Déportés)

Vendredi 14, samedi 15 et dimanche 16 juin de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h


La cyanotypie est un procédé ancien (inventé en 1842) de tirage photographique. L’épreuve est tirée par contact à partir d’un négatif transparent sur un papier sensibilisé aux sels de fer, exposé aux rayons UV. Le tirage est ensuite développé à l’eau, les sels non exposés disparaissant au rinçage. Les images obtenues sont d’un bleu de Prusse profond et donnent un rendu exceptionnel de la matière. Par virage, on peut obtenir des bruns, des sépias, etc. Chaque épreuve est unique.

Démonstration du procédé : chaque jour à 16 h.

Présentation de Pascal DELLIAUX Photographies – Procédés anciens

« REGARD ALTERNATIF »

Photographe, intéressé par les arts graphiques et plastiques, c'est par mes recherches sur le flou que j'ai découvert les procédés anciens de photographie.

La découverte du « Pictorialisme », mouvement photographique né en réaction aux progrès de la technique au début du XXe siècle, a été pour moi une révélation.
Enfin devenait possible l'interprétation du réel, par opposition à sa seule reproduction photographique !

Mélangeant les procédés modernes de prise de vue et de traitement numérique avec les procédés anciens de tirage photographique, je posais sur le monde, à partir de là, un « REGARD ALTERNATIF ».

Il existe un grand nombre de procédés anciens, plus ou moins faciles à pratiquer. La plupart sont d'une beauté intemporelle.

Je découvre alors la cyanotypie, un procédé de tirage inventé à l’aube de la photographie, en 1842, par Sir John Frédérick William Herschell.
L'épreuve est tirée par contact d'un négatif avec un papier sensibilisé aux sels de fer, exposés aux rayons U.V.

Le tirage est ensuite développé à l'eau, les sels non-exposés disparaissant au rinçage.
Je me passionne depuis pour le bleu de Prusse du cyanotype, un bleu profond quasi mystique, comme l'outremer (couleur de la mer, du ciel et de l'infini – spatial).
Je réalise mes tirages sur tout type de papier, du fin Washi à l'aquarelle, du blanc pur au crème, ...

Le choix du papier participe déjà au plaisir d'anticiper le côté diffus, estompé, de rechercher les contours flous nécessaires à ma vision, plus douce que réelle.

La série « Dune », photogrammes réalisés avec comme seule aide le soleil et le végétal dunaire, résonne comme une quête de mon passé.
Ce bleu profond, violent, apparait en contradiction avec la douceur de mes souvenirs d'enfance, de ces odeurs de bords de mer, de la beauté profonde et apaisante de la nature.

Caresser le papier, choisir son grain, PRENDRE LE TEMPS, enfin, de regarder naître l'image, une image unique ...

Pascal Delliaux 2019

La cyanotypie, procédé ancien de photographie.

Il est possible, depuis une prise de vue photographique ou du scan d'une œuvre, de réaliser un procédé ancien de tirage photographique.
Il en existe un grand nombre, plus ou moins faciles à pratiquer. Certains sont d'une beauté intemporelle.

Le plus simple d'accès est la Cyanotypie.

La cyanotypie est un procédé de développement photographique aux sels de fer.
Inventé à l’aube de la photographie en 1842 par l'astronome Sir John Hershell, elle produit une image au puissant bleu de Prusse.

L'intensité des cyanotypes s'étend du bleu très clair au très foncé (de Prusse).
Ils peuvent être « virés » sous l'action de tanins (thé, café, acide tannique, ...) du rouge-marron jusqu'à approcher du noir.

Il peuvent être tirés sur différents supports tels que le papier (du Washi à l'aquarelle, du journal au kraft), les supports fibreux (tissus, bois), le verre, le grès, la porcelaine....

Par les possibilités d' intervention qu'il permet, par ses qualités très picturales et une mise en œuvre relativement facile, ce procédé intéressera autant les photographes que les peintres et plasticiens.

Principe : 
Une solution composée de citrate de fer ammoniacal (sensibilisateur) et de ferricyanure de potassium est appliquée sur du papier.

Après séchage, un négatif ou un objet (photogramme par ombres portées) est placé en « contact » avec le papier sensibilisé, et insolé -exposé aux UV- (lumière solaire ou banc UV).

L'épreuve est ensuite développée à l'eau (les sels non-exposés disparaissent au rinçage) et mise à sécher.

Le Négatif :
 Le cyanotype (comme la majorité des procédés anciens) est réalisé par tirage contact, c'est à dire que la grandeur de l'épreuve finale sera égale à la taille du négatif.
Il doit comporter des détails dans les ombres et des hautes lumières non « bouchées ».
Un négatif peut être réalisé à partir d'un fichier numérique (photo ou scan d'un dessin par exemple) sous logiciel de traitement d'image, puis imprimé sur transparent de bureau ou mieux spécialisé.

Papier : 
La cyanotypie n'est pas un procédé exigeant, mais le développement se faisant à l'eau, les papiers de fort grammage sont recommandés dans un premier temps (papier Aquarelle).
Moins le papier est structuré, plus les détails seront fins.

Chimie :
 les produits utilisés sont sans danger pour l'utilisateur et pour l'environnement.

Des démonstrations, ainsi que des stages de découverte (1 jour) sont réalisés par :

Pascal DELLIAUX
Tél : 06 46 22 00 10 mail : delliauxpascal@gmail.com