La Métropole Orléans-Val-de-Loire

Orléans Métropole : un statut, un défi, une ambition, une chance

Métropole : un nouveau statut, mais pas seulement

La communauté d'agglomération d'Orléans Val de Loire est devenue la Communauté urbaine d’Orléans Val de Loire le 1er janvier 2017, puis a accédé au statut de métropole le 1er mai 2017. Orléans Métropole est composé des 22 communes qui formaient la communauté d'agglomération.

Métropole, c’est un qualificatif, c’est un statut. Un qualificatif : étymologiquement, une ville mère. Cela a pu signifier, à l’époque de la Grèce antique, une ville qui engendre de nouvelles villes ( Marseille est une "fille" de Phocée). Cela signifie bien plus souvent, une ville qui protège et qui gouverne, une capitale. Un statut juridique : une métropole, dans la terminologie administrative et juridique, est un EPCI (établissement public de coopération intercommunal) doté du maximum de compétences. Depuis le 1er mai dernier, il y a 22 métropoles. Pour être métropole, une intercommunalité doit compter plus de 400 000 habitants dans une aire urbaine de plus de 650 000 habitants, ou être au centre d’une zone d’emploi de plus de 400 000 habitants, ou être une capitale régionale. La communauté urbaine d’Orléans répond aux deux derniers critères. Ce n’est pas la seule ville d’Orléans qui a le statut de métropole. Ce sont bien les 22 communes réunies qui sont devenues l’entité Orléans-Métropole

En plus des compétences déjà acquises dans le cadre de la communauté d’agglomération, puis dans celui de la communauté urbaine depuis le 1er janvier dernier, Orléans Métropole gagne de nouvelles compétences auparavant du ressort de la Région ou du Département (dans le domaine de la cohésion sociale, des transports, du patrimoine naturel et paysager…). Mais, au-delà, l’accession au statut de métropole est un défi, certes, pour l’ensemble de ses habitants et de ceux des pays voisins, mais doit être surtout une ambition, une chance pour le développement et la qualité de la vie.

Les faiblesses et les atouts d’Orléans Métropole

Afin de guider les élus et les citoyens dans l’élaboration du projet de métropole, un cabinet d’expert a été chargé d’établir un diagnostic de la situation d’Orléans par rapport aux autres métropoles.

Sur le plan démographique, la métropole proprement dite (les 22 communes) compte 275 000 habitants. Mais l’aire urbaine (l’ensemble des communes limitrophes dont 40% au moins des habitants travaillent dans l’agglomération – de Beaugency à Châteauneuf/Loire, de La Ferté-St-Aubin à Artenay) regroupe plus de 425 000 habitants. Plusieurs particularités : une faible densité (827 h/km2, la moitié de la moyenne nationale – l’agglomération orléanaise est très étendue avec beaucoup d’espaces libres ou peu occupés) ; une croissance élevée (+1,5%/an) ; une population jeune, active et aisée (indices supérieurs à la moyenne des autres métropoles sur tous ces critères).

Les fonctions métropolitaines reflètent les fonctions de commandement et de rayonnement de la ville. Sur cinq critères, Orléans métropole est au-dessus de la moyenne des autres métropoles dans le domaine de la gestion (grâce, notamment, à sa fonction de capitale régionale), bien placée dans le commerce inter entreprise et la conception-recherche, mais présente des faiblesses dans le domaine des prestations intellectuelles, de la culture et des loisirs.
Un schéma recoupant le nombre d’emplois et un "indice de métropolisation" (calculé à partir de ces cinq critères) montre bien la place d’Orléans parmi les métropoles françaises (hors Grand Paris) : à l’avant-garde des "petites" métropoles.

L'ambition qui doit être celle d’Orléans et de ses citoyens est de rejoindre le groupe des métropoles "intenses". Non par mégalomanie, mais parce que cela assure la prospérité de ses habitants et entreprises. Et cela n’altère en rien, bien au contraire, la qualité de la vie : les exemples de Nantes ou Montpellier le montrent bien.

Les atouts sont nombreux : proximité de Paris, métropole mondiale, dont il faut profiter, qualité des paysages et du patrimoine, dynamisme de la population. Les défis à relever concernent la culture, les activités intellectuelles (le développement de l’université est indispensable), les transports et liaisons avec les autres métropoles (pas seulement Paris ou de l’axe ligérien). Il faut aussi travailler sur la notoriété, l’image d’Orléans. Dans tous ces domaines, et bien d’autres, le moteur doit être une ambition commune, portée et partagée par tous les élus, tous les habitants, des 22 communes et, au-delà, de toute l’aire urbaine.