La viticulture en Orléanais et à Mardié

Il n'y a, aujourd'hui, presque plus de vignes à Mardié dont l'histoire est pourtant très fortement marquée par la viticulture.

Mardié était, en effet, située au cœur du vignoble de l’Orléanais qui s’étendait tout le long du Val de Loire, de Châteauneuf à Beaugency. Celui-ci remonte, semble-t-il, au haut Moyen-Âge. Les vins de l'Orléanais – surtout les blancs – étaient alors fort réputés pour leur qualité. Mais, dès la fin du XVIe siècle, bon nombre de vignerons, profitant de la proximité de la capitale, vont privilégier la quantité sur la qualité pour écouler des vins bon marché (surtout des rouges) vers les cabarets et tavernes de Paris. Toutefois, même si, à Mardié comme ailleurs, on a alors cherché à commercialiser en masse des vins médiocres, on a su aussi y maintenir une tradition de qualité jusqu'au XIXe siècle grâce, notamment, à certains cépages dont notre terroir s'était fait une spécialité.

La fête de la Saint Vincent

Florissante à Mardié depuis le Moyen-âge jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne a très profondément marqué la vie du village et, comme dans toutes les régions viticoles, Saint Vincent (le bien nommé “patron” des vignerons, vin-sang) y était célébré au cœur de l’hiver, le 22 janvier. Malgré la quasi disparition du vignoble, la tradition a été maintenue vivante à Mardié grâce à la Société de Saint Vincent et cette fête reste aujourd’hui profondément originale et chaleureuse. Le sens initial a sans doute évolué, mais c’est une tradition qu’il convient de connaître et de perpétuer.